Page blanche

Mal assis dans un avion de la RAM, surfant sur les nuages, le réacteur avalant la terre en fonçant plein sud, j’écris une page blanche. Blanche comme mon teint, yeux rougis par les larmes, larmes de s’arracher du pays qui vous as vu grandir et faire votre adolescence. Jusqu’au dernier moment, on croit que l’on tient, que l’on sera plus fort que l’émotionnel, on compense par la vitesse, la précipitation pour ne pas voir ce vide que laissera votre place pour aller ailleurs.

Mais une fois que vos trois sacs sont chargés dans la soute,, les paroles de votre meilleure amie, le sourire de votre mère, la réassurance d’un père, les souvenirs d’etre chers  vous éclatent en pleine figure  comme des résonnances, lancinant comme une gnossienne de Satie.

Plus rien ne sera plus comme avant, on se dit que ce n’est que deux heures, deux petites heures, que le téléphone, que skype, qu’internet seront des moments agréables pour échanger mais quid de la présence humaine, de la douceur d’une peau, d’une caresse, d’un sourire qui en dit long ?

L’avion s’arrache du sol, le soleil rougit dans le couchant, offrant un halo de lumière orangée dans votre figure duquel s’échappe les larmes, larmes de joie, de tristesse, nul ne sait, juste une émotion forte, pérenne, une émotion que chaque expatrié à ressenti une fois dans sa vie de voyageur.

Plus rien ne sera comme avant, mais avant étais ce mieux ? Les plus beaux moments sont à vivre. Sans filet, ni garantie, juste l’envie de….

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