Onomatopées des sens

Elle, rien que elle, noyée dans la masse critique des jours froids, transforma le morne hiver en une sensation douce, éthérée, brulante, ou chaque mot devenait incisif, ou chaque évocation transpirait d’un érotisme latent.
Elle le faisait exprès, transformait chaque son, chaque lettre, chaque syllable, de sa bouche sirupeuse comme une arme à double tranchant, percutant les sens, violant les sonorités sourdes s’échappant des yeux exorbités par le plaisir. Elle avait compris comme une relation virtuelle pouvait devenir bien réele à coup de prose en 140 caractères distillée comme des perles sur un chemin, qui devenait glissant, haletant et enveloppant, ouvrant les sens, mettant en eveil dans l’attente du prochain message. Celui la même qui vous renverrait comme une feuille chiffonnée après trop d’effort sous la plume ou vous mettrait en abime dans une tension qui atteindrait son paroxysme lors de sa prochaine salve, pour vous achever dans une onomatopées des sens.

Le virtuel s’effaca progressivement, le timbre de sa voix, la douceur de sa peau caressée par ses cachemires doux, la soie de sa bouche, faisait t’evanouir dans un claquement de doigts, juste au son de ses stylettos frappant en cadence le marbre dans les à coups d’un plaisir nullement feint.  C’était donc elle, la fille cachée de Lilith.

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