Diaphane

Dans la légéreté des jours qui s’allongent tout reste vaporeux, évasif, diaphane, tout s’échappe dans une symphonie brouillonne, dans un tumulte ou l’on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi. Blanc et marron sont des couleurs devenues synonymes de plaisir, de volupté, d’ivresse douce, de sensations etherés et laches. On ne cherche plus à comprendre, à se formaliser, on joue, on prend plaisir à compter les morts, les solitudes, les latences, les désirs et les chasses gardées ou la nuit se dissipe, déchirée par le brouillard des volutes bleues.

Des bleus sur une âme en déshérence, cette âme qui cherche à reconstruire un passé trouble, dissipé et turbulent mais qui au fond ne fait que fuir dans un tube d’aluminium siglé, jouant à saute mouton sur les fuseaux horaires. Fuseaux horaires des sens, des âmes qui se télescopent dans des rencontres improbables et qui se fréquentent dans un ballet des envies du moment, qui se cherchent, se bercent et se complaisent dans les mots doux pour ne mieux pas les prononcer dans ce réel si lourd d’ennui et de peine. Ou les âmes sont exposées à toutes ces vilenies, ces fourberies de tout les jours, quand l’homme est petit et vil, froid comme la mort.

Le soleil nous rend diaphane, nous réchauffe plus, il nous donne envie de fuir, comme ces morts vivants diaphanes cherchant un sens à leur vie mais qui au fond sont bien mieux dans une route permanente, pour échapper au tumulte et cherchant le nord, à défault des suds….

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